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août 2026

Le Petit Marrakchi

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🕌 – La médina de Marrakech : mille ans d’histoire, de remparts et de ruelles qui font tourner la tête.

Posté par Emmanuel le 19 août 2026 Ajouter 1 Commentaire

La médina de Marrakech n’est pas seulement un quartier : c’est une ville dans la ville, un organisme vivant qui respire, grince, chante, et qui aujourd’hui klaxonne un peu, il faut être honnête. Un autre monde. Une autre planète entourée de remparts, traversée de ruelles, animée par des artisans, des chats philosophes, des conteurs, des odeurs de cuir, de menthe, de bois, de poussière, d’épices, de vie. La médina de Marrakech est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, un classement qui reconnaît officiellement la valeur historique, urbaine et culturelle de ce labyrinthe millénaire. Pour ceux qui veulent un complément plus institutionnel de ce classement, la fiche dédiée à Marrakech sur le site de l’UNESCO détaille ce périmètre exceptionnel et son importance dans l’histoire de la ville.

Pour comprendre ce labyrinthe, il faut remonter à la première pierre, ou plutôt au premier tas de pisé posé par les Almoravides en 1062. Depuis, chaque dynastie a laissé sa couche : un palais ici, une mosquée là, un souk qui s’étire, un rempart qui se déplace, un jardin qui devient un quartier… et un quartier qui garde le nom du jardin disparu. Un mille-feuilles historique. Marrakech, quoi.

📑 – La grande histoire : des Almoravides aux Alaouites

Pour comprendre la médina de Marrakech, il faut oublier un instant les souks, les terrasses et les vendeurs de babouches. La ville que l’on traverse aujourd’hui est le résultat de presque mille ans de constructions, de destructions, de changements de pouvoir et de renaissances. Chaque dynastie a repris Marrakech à la précédente, parfois avec délicatesse, parfois beaucoup moins, et chacune a laissé quelque chose derrière elle. Une muraille, une mosquée, un palais, un quartier, un jardin ou simplement une nouvelle manière d’organiser la ville.

Tout commence autour de 1070, quand celui qui deviendra le premier Émir souverain des musulmans et chef des Almoravides Youssef Ben Tachfine, choisit la plaine du Haouz pour installer une nouvelle capitale au pied de l’Atlas. À l’origine, Marrakech est encore bien loin de l’immense ville que nous connaissons : un camp fortifié qui devient progressivement un centre politique, religieux et commercial. Sous leur domination, la ville s’organise. L’eau est amenée et distribuée, les marchés se développent, les premières grandes mosquées apparaissent et, au début du XIle siècle, Marrakech s’entoure de remparts. Le dessin général de la médina commence à prendre forme. Mille ans plus tard, ces murailles constituent toujours la frontière la plus évidente entre la vieille ville et Marrakech.

Qui étaient les Almoravides ?

Les Almoravides sont issus principalement de populations berbères sanhaja du Sahara occidental. À partir du XIe siècle, leur mouvement religieux et militaire se transforme en un véritable empire reliant les routes sahariennes,
le Maroc et une partie de la péninsule Ibérique.

À leur tête se trouve un émir. Leur pouvoir s’appuie autant sur une discipline religieuse rigoureuse que sur la maîtrise des routes commerciales. Marrakech devient le centre politique de cet ensemble immense et une charnière entre l’Afrique subsaharienne, le Maghreb et Al-Andalus.

En 1147, changement d’ambiance. Les Almohades prennent Marrakech aux Almoravides. Les nouveaux maîtres de la ville veulent marquer leur rupture avec leurs prédécesseurs et entreprennent de la remodeler.

La Koutoubia s’élève près de Jemaa el-Fna, une nouvelle kasbah royale est créée au sud de la médina, Bab Agnaou en contrôle l’une des entrées et de grands jardins sont aménagés, notamment du côté de la Ménara.

Marrakech n’est plus seulement une capitale : elle devient une vitrine du pouvoir. Son influence
s’étend alors très largement au Maghreb et jusqu’en Andalousie.

Qui étaient les Almohades ?

Le mouvement almohade naît dans les montagnes de l’Atlas autour d’Ibn Toumert et s’appuie notamment sur des tribus berbères Masmouda. Son nom renvoie à l’affirmation de l’unicité de Dieu, le Tawhid, placée au cœur de sa doctrine.

Après Ibn Toumert, Abd al-Moumin transforme ce mouvement religieux en une formidable puissance politique et militaire. L’empire almohade finit par englober une grande partie du Maghreb et de l’Espagne musulmane.

À la fin du XIIIe siècle, les Mérinides prennent à leur tour le contrôle de Marrakech. Mais ils choisissent Fès comme centre principal du pouvoir. Pour Marrakech, c’est une période beaucoup moins flamboyante.
La ville ne disparaît évidemment pas. Ses souks continuent de travailler, ses quartiers vivent, les échanges commerciaux se poursuivent et certains établissements religieux sont développés. Mais Marrakech n’est plus la capitale impériale qui commandait autrefois un territoire allant jusqu’à l’Espagne musulmane.
Cette relative mise en sommeil aura finalement un avantage : lorsque Marrakech retrouve le devant de la scène au XVIe siècle, une nouvelle dynastie dispose d’un formidable terrain pour la transformer.

Qui étaient les Mérinides ?

Les Mérinides sont une dynastie berbère zénète. Leur pouvoir se développe principalement dans le nord du Maroc,
avec Fès comme grand centre politique et intellectuel.

Leur époque est notamment marquée par le développement des médersas, des institutions religieuses et des grands centres d’enseignement. Marrakech demeure importante, mais n’occupe plus le premier rôle.

Avec les Saadiens, Marrakech reprend brutalement des couleurs. La ville redevient capitale et retrouve une place centrale dans le royaume.

C’est une période particulièrement spectaculaire pour la médina. Le palais El Badi est édifié, la médersa Ben Youssef prend sa forme monumentale, les tombeaux saadiens deviennent la nécropole de la dynastie et le Mellah est établi à proximité du palais royal.

Sous Ahmed al-Mansour, les richesses provenant notamment du commerce saharien et des relations avec l’Afrique occidentale alimentent une cour particulièrement fastueuse. Marrakech redevient une capitale que l’on veut montrer.

Qui étaient les Saadiens ?

Les Saadiens sont une dynastie chérifienne apparue dans le sud du Maroc, notamment dans la région du Drâa.
Ils revendiquent une ascendance liée au prophète Mahomet, ce qui renforce leur légitimité religieuse.

Leur ascension accompagne également la résistance marocaine face à l’expansion portugaise sur les côtes.
Leur puissance atteint son apogée à la fin du XVIe siècle.

À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les Alaouites prennent progressivement le contrôle du Maroc. Marrakech perd à nouveau son statut permanent de capitale, mais certainement pas son importance.

Les souverains Alaouïtes restaurent, transforment et réutilisent une ville héritée de six siècles de pouvoir dynastique. Marrakech reste une capitale du Sud, un centre commercial majeur et une ville royale, même lorsque le centre du pouvoir se trouve ailleurs.

Puis vient le XXe siècle. La ville sort franchement de ses murs. Guéliz apparaît, puis l’Hivernage, de nouveaux quartiers résidentiels et populaires se développent et Marrakech devient peu à peu l’agglomération que nous connaissons aujourd’hui.

Qui sont les Alaouïtes ?

Originaires du Tafilalet, dans le sud-est du Maroc, les Alaouites sont eux aussi une dynastie chérifienne. Ils s’imposent au XVIIe siècle et réunifient progressivement le royaume.

C’est toujours la dynastie régnante du Maroc. À Marrakech, son histoire se lit moins dans la création d’une nouvelle médina que dans la continuité et l’adaptation d’une ville déjà plusieurs fois centenaire.

🕌 – Jemaa el-Fna : le cœur battant de la médina.

Place Jemaa el-Fna au coucher du soleil, animée par la foule et les food stalls, avec la Koutoubia en arrière-plan.

Il y a dans la médina un lieu qui n’est pas seulement une place : c’est un cœur, un poumon, un axe vital. Jemaa el-Fna n’est pas un espace, c’est un souffle. Tout converge vers elle, tout repart d’elle. Les ruelles, les souks, les quartiers, les flux, les histoires, les odeurs, les voix : tout finit par se croiser ici, comme si la médina avait besoin de ce grand vide pour respirer.

La place naît avec les Almoravides, au XIᵉ siècle, lorsque Marrakech devient capitale. À l’époque, ce vaste espace ouvert sert de lieu de rassemblement, de marché, de justice publique. Les Almohades, puis les Saadiens, la conservent comme un centre civique et militaire, un point de contrôle entre la kasbah royale et la ville populaire. Jemaa el-Fna n’a jamais été un décor : elle a toujours été un outil, un espace fonctionnel, un carrefour stratégique.

Au fil des siècles, la place se transforme. Les caravanes y arrivent, les marchands y installent leurs étals, les conteurs y rassemblent les foules, les guérisseurs y proposent leurs remèdes, les musiciens y font vibrer les nuits. C’est un théâtre à ciel ouvert, un lieu où la médina se raconte, se montre, se vit. Quand la ville s’étend, quand les dynasties changent, quand les remparts se déplacent, Jemaa el-Fna reste. Elle demeure le centre nerveux, le point d’équilibre, l’espace où Marrakech respire.

Aujourd’hui encore, malgré les siècles, malgré les transformations, malgré le tourisme, la place garde son rôle premier : être le cœur vivant de la médina, son centre géographique, social et symbolique. Une place qui n’a jamais cessé d’être un monde.

🧱 – Les remparts : la colonne vertébrale de la médina

Les remparts sont le squelette de Marrakech. Ils ont été construits, détruits, reconstruits, déplacés, élargis, rétrécis. Bref, ils ont vécu plus de vies qu’un chat de la médina.

Aujourd’hui, ses 19 km sur 8 à 10 m de hauteur encerclent 600 hectares de ruelles, de maisons, de riads, de mosquées, de fondouks, de souks, de places, et de scooters qui roulent comme si les remparts n’existaient pas.

🗺️ – Les grands quartiers historiques : les piliers de la médina

Une médina n’a jamais été pensée comme un lotissement avec ses rues numérotées et son plan de circulation. Elle s’est construite par morceaux, autour d’un palais, d’une mosquée, d’un marché, d’un métier ou d’une communauté.

C’est pour cela que deux quartiers séparés de quelques centaines de mètres peuvent encore avoir des atmosphères complètement différentes. Il y a plus de 40 quartiers dans la médina, pas la peine de tous les connaître, juste ceux qui articulent la vie à l’intérieur des remparts, c’est déjà un bon début :

La Kasbah

Le quartier du pouvoir. Créée sous les Almohades autour de la citadelle royale, elle rassemble palais, mosquées, tombeaux Saadiens et Bab Agnaou. Ici, Marrakech ne commerçait pas : elle gouvernait.

Le Mellah

Le quartier historique de la communauté juive de Marrakech, créé au XVIe siècle près du palais. Ses rues, ses balcons et ses anciennes maisons donnent encore au quartier une physionomie très différente du reste de la médina.

Mouassine

Un Marrakech plus élégant et plus posé, organisé autour de sa mosquée, de sa fontaine et de ses souks. On y retrouve l’une des belles expressions de l’urbanisme Saadien.

Ben Youssef et le Mokhef

Autour de la médersa Ben Youssef, des foundouks et de l’ancien quartier des tanneurs se dessine un Marrakech de savants, de commerçants, d’artisans et de voyageurs.

Bab Doukkala

Longtemps tourné vers les routes du nord-ouest, c’est un quartier populaire, commerçant et très marrakchi, bien loin du décor parfois policé des rues les plus touristiques.

Riad Zitoun

Entre Jemaa el-Fna, Bahia et le sud de la médina, les deux grandes rues Riad Zitoun concentrent depuis longtemps commerces, demeures et circulation entre plusieurs centres majeurs de la ville.

Découvrir d’autres quartiers de la médina

Arset El Houta : vieux quartier résidentiel de l’est de la médina.

Arset Ben Brahim : habitat traditionnel et ruelles populaires.

Derb Dabachi : l’un des grands axes entre Jemaa el-Fna et l’est de la médina.

Rahba Kedima : autour de l’ancienne place marchande et des souks.

Kaat Ben Nahid : secteur historique autour de Ben Youssef.

Sidi Ben Slimane : quartier résidentiel du nord de la médina.

Zaouia Abbassia : autour de la zaouïa de Sidi Bel Abbès, l’un des sept saints de Marrakech.

…et bien d’autres encore…

🧺 – Les Souks : le bazar organisé depuis longtemps

Les souks de Marrakech sont presque aussi vieux que la ville et, dès l’époque almoravide, on y commerçait déjà sérieusement, et nul besoin de VRP. Avec le temps, artisans et marchands se sont organisés par métiers : les forgerons avec les forgerons, les teinturiers avec les teinturiers, les menuisiers avec les menuisiers… chacun sa rue et tout le monde savait où aller. Autour, les fondouks accueillaient les marchands de passage, leurs marchandises et parfois leurs animaux, faisant de Marrakech un véritable carrefour entre l’Atlas, le Souss, le Sahara et le reste du Maroc. Aujourd’hui encore, au détour d’une ruelle, on tombe sur un riad de la médina qui perpétue cet esprit d’accueil et de vie marrakchie.

On parle traditionnellement d’une vingtaine de souks, même si essayer de les compter précisément peut rapidement donner mal à la tête : les noms, les limites et les classifications changent selon les époques. Beaucoup portent encore aujourd’hui le nom du métier qui les occupait autrefois. Évidemment, le tourisme est passé par là et tu peux désormais trouver une babouche pratiquement partout, y compris là où personne n’en fabriquait historiquement. Mais en quittant les grandes allées commerciales, dont la colonne vertébrale est le Souk Sémarine, on entend encore les marteaux, on voit travailler le cuir, le bois ou le métal et l’ancien système réapparaît.

Les souks commencent au nord de la Place Djema el Fnaa, et ne sont donc pas seulement l’endroit où tu vas négocier pendant deux heures un objet dont tu ignorais l’existence cinq minutes auparavant, ils sont surtout l’un des derniers morceaux encore bien vivants de l’ancienne organisation de Marrakech.

🌴 – Les “Arset” : quand les jardins deviennent des quartiers

Les “arsets” étaient autrefois des jardins, vergers, terrains agricoles. Puis les remparts ont bougé, les dynasties ont construit, les jardins ont disparu, et les noms sont restés.

Aujourd’hui :

Arset Moussa (où se trouve le célèbre, magnifique et exceptionnel Riad Mumtaz… 😁 )
Arset El Maâch
Arset El Bilk

sont des quartiers urbains, intra-muros, vivants, sans un seul palmier. Mais le nom raconte leur passé, et c’est ça, Marrakech : une ville où les noms sont des archives.

🚪 Les 14 portes : les personnalités de la médina

Les remparts n’étaient pas seulement faits pour empêcher les gens d’entrer. Leurs portes organisaient la relation de Marrakech avec l’extérieur : routes commerciales, villages, jardins, montagnes, caravanes et autres villes du royaume.
La médina compte 14 portes pour l’accès extérieur, chacune avec son caractère. Bab Agnaou, la star photogénique. Bab Doukkala, la costaud. Bab Debbagh, la porte à cinq coudes (oui, cinq). Bab Er-Robb, qui contrôlait le vin. Bab El Khemis, la porte du jeudi. Bab El Jdid, la porte qui voit passer tout le monde.

Bab Agnaou

Porte monumentale de l’époque almohade, elle marquait l’entrée prestigieuse de la kasbah royale. Plus qu’un passage, une affirmation de pouvoir.

Bab Doukkala

Grande sortie historique vers le nord-ouest, elle reliait la médina aux routes des Doukkala. Aujourd’hui encore, c’est l’un des points de transition les plus nets entre vieille et nouvelle ville.

Bab el-Khemis

Au nord-est, cette porte est indissociable du grand marché populaire du jeudi. Une ouverture commerciale majeure depuis des siècles.

Bab er-Robb

Au sud-ouest, elle contrôlait l’axe vers l’Atlas et les routes du Sud. Son nom rappelle le passage du “robb”, le vin cuit, autrefois surveillé ici.

Bab Aylan

Porte de l’est de la médina, plus discrète mais essentielle pour les quartiers populaires de ce secteur. Une ouverture tournée vers les anciennes routes tribales.

Voir les autres portes de la médina

Bab Debbagh : Porte historique des tanneurs, avec son célèbre passage à 5 coudes. Elle reliait le quartier des artisans aux zones extérieures de travail et de commerce.

Bab Ghmat : Ancienne ouverture vers la route de Ghmat et le sud-est. Une porte liée aux circulations anciennes entre Marrakech et les villages de l’Atlas.

Bab Ahmar : Située au sud-est, elle servait de passage secondaire vers les jardins et les zones agricoles. Une porte modeste mais extérieure, longtemps utilisée par les habitants.

Bab Nkob : Ouverture vers l’avenue Mohammed V et la ville moderne. Une porte qui accompagne la transition entre médina historique et Marrakech contemporain.

Bab Jdid : aujourd’hui l’un des grands passages entre la médina, l’Hivernage et le secteur de l’hôtel La Mamounia, le fleuron de l’hôtellerie à Marrakech.

Bab Irlhi : Petite porte du sud-ouest de la médina, ouverte pour faciliter l’accès à la Kasbah. Elle servait autrefois de passage secondaire vers l’extérieur, discrète mais bien réelle dans le système défensif des remparts.

Bab Ksiba : La porte de la “petite Kasbah”, ajoutée par les Saadiens pour relier le quartier royal à l’extérieur. Une ouverture stratégique, modeste en taille mais essentielle pour les mouvements autour du palais.

Bab el Makhzen : Porte liée au domaine du palais royal, utilisée pour les accès officiels et les circulations administratives. Elle donnait bien sur l’extérieur, même si son usage a été fortement contrôlé au fil des dynasties.

Bab el Raha : Ouverture occidentale des remparts, proche de Bab Doukkala. Une porte secondaire mais extérieure, utilisée pour rejoindre les jardins, les zones agricoles et les pistes menant vers les Doukkala.

À celles-ci s’ajoutent différentes ouvertures anciennes ou plus récentes, certaines ayant été modifiées ou percées afin d’adapter les remparts à l’évolution de Marrakech et de sa circulation, ainsi que des portes intérieures qui permettaient la communication inter-quartiers comme Bab Fteuh pour aller vers Laksour et Mouassine, ou Bab Taghzout du côté de Ben Slimane…

Quatorze portes pour entrer. Quatorze façons de se perdre juste après, mais heureusement de découvrir en flânant.

📢 – Marrakech, un chaos parfaitement logique

La médina de Marrakech est un mille-feuille historique où tout finit par avoir du sens : les remparts qui bougent, les jardins qui deviennent des quartiers, les portes qui racontent des histoires, les ruelles qui se faufilent, les noms qui survivent, les habitants qui donnent vie à tout ça, et pour ceux qui aiment plonger encore plus loin dans les histoires de Marrakech, il existe un endroit où la ville se raconte autrement : les Échos du Mumtaz.

La médina, c’est ce qui est dans les remparts. Les Arsets sont des anciens jardins devenus quartiers. Les portes sont les gardiennes du temps. Et Marrakech reste Marrakech : un joyeux chaos millénaire.

Emmanuel

Le pense-bête du Petit Marrakchi

Naissance de Marrakech

Construction de la grande enceinte Almoravides

Longueur et hauteur des remparts

Population intra-muros

Superficie intra-muros

Périmètre UNESCO

Nombre de souks par activité

Nombre de quartiers

Nombre de portes

En 2024, la population de Marrakech est estimée à 1 014 813 habitants.

Avec ses 600 hectares de surface, la médina de Marrakech est la plus grande du monde, mais la 2ème en densité, devancée par Fès avec ~38000 hab/km² contre ~19000 pour Marrakech

Avec 18 à 20 souks différents, c’est le réseau de zones artisanales et commerciales la plus grand du monde.

Les quartiers de Marrakech : la médina n’est que le début

Pendant plusieurs siècles, raconter Marrakech revenait presque à raconter sa médina. La ville était derrière ses murs et, passée une porte, commençaient les jardins, les cultures, les routes et les villages.

Ce n’est évidemment plus vrai. Marrakech a depuis longtemps débordé de ses remparts. À l’ouest, au sud et au nord sont apparus de nouveaux quartiers, certains désormais aussi connus que plusieurs secteurs de la vieille ville.

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