Taxi à Marrakech: dépouillage tout en souplesse…

…ou comment éviter de se faire plumer, sourir aux lèvres…
Vous avez déjà pris un taxi à Marrakech ? Alors vous savez. Pour les autres… installez-vous, je vous explique. Et promis : ce n’est jamais dangereux, juste parfois… folklorique. Marrakech, c’est un peu comme un film interactif : vous êtes le héros, et le taxi est souvent la première scène.
Et c’est précisément à ce moment-là que vous regrettez d’avoir refusé le transfert privé proposé par votre riad, juste pour “faire local” devant madame. Mauvais calcul. Mais rassurez-vous : vous n’êtes pas le premier, et certainement pas le dernier.
🚗 Les taxis en 2026 : petit rappel utile
À Marrakech, il existe toujours deux espèces bien distinctes :
1. Les petits taxis
Les fameux beige-jaune-crème (la couleur exacte reste un débat national). Ils sont petits, souvent vintage, parfois héroïques.
- Ils ne sortent pas de Marrakech.
- Maximum 3 passagers.
- Ils ont obligatoirement un compteur.
- La prise en charge reste dérisoire.
- Pas de supplément bagage (officiellement).
- Et oui, leur compteur peut gérer plusieurs courses en même temps. Ne cherchez pas à comprendre.
2. Les grands taxis
Les Mercedes increvables, génération “avant l’invention du plastique” est désormais remplacé…apr le plastique. Cela dit y’a que ça qui a changé :
- Toujours pas de compteur.
- Très utilisés par les locaux pour les trajets interquartiers.
- Fonctionnement collectif : on monte, on attend que ça se remplisse, on part.
- Vous pouvez les privatiser… mais préparez votre portefeuille.
- Un trajet complet en collectif coûte quelques dirhams. En privé, c’est une autre galaxie.
🎯 Comment prendre un taxi en ville sans se faire avoir
Quelques règles simples, testées et approuvées :
1. Ne prenez pas un taxi devant un lieu touristique
Ils se connaissent tous, ils se parlent, et vous n’aurez aucune marge de négociation. Marchez 50 mètres, attrapez-en un au vol. Ils sont partout.
2. S’il refuse le compteur : négociez, mais intelligemment
Restez ferme, mais zen. On parle de 1 ou 2 dirhams, pas d’un héritage. Si ça bloque : on sourit, on ferme la porte (doucement, surtout si madame a les doigts dedans), et on passe au suivant.
3. S’il refuse de vous prendre
Ne le prenez pas personnellement. Ce n’est pas votre tête : c’est juste qu’il ne va pas dans votre direction.
✈️ Prendre un taxi à l’aéroport en 2026
Là, c’est une autre histoire car les prix fixés par les autorités et normalement appliqués par un coordinateur officiel tournent parfois au vinaigre. Traduction : négocier est devenu compliqué, mais possible !
Pour un premier séjour, surtout si vous logez dans la médina, je recommande toujours le transfert proposé par votre hôte. Entre 15 et 20 euros, livré devant la porte, sans stress. Et croyez-moi : arriver dans la médina sans devoir à chercher votre Riad, c’est un luxe.
🏜️ Centre-ville → Aéroport / Palmeraie
Ces trajets ont un tarif spécial :
- 70 dhs pour un petit taxi
- 200 dhs pour un grand taxi
Pas plus. Sauf si vous ne dites rien, évidemment.

🐦 Le vrai problème en 2026
Les taxis préfèrent parfois attendre “le bon touriste” plutôt que de prendre un local. Résultat : même les Marrakchis galèrent à trouver un taxi. Les autorités ont dû rappeler à l’ordre les chauffeurs les plus… sélectifs.
🎉 Conclusion : Ne paniquez pas, c’est Marrakech, mais c’est la même histoire à Bangkok. C’est vivant, c’est drôle, c’est parfois agaçant, mais ça fait partie du charme. Et souvenez-vous : vous êtes en vacances. Prenez ça comme une mini-aventure, un rite initiatique. Et surtout : gardez le sourire, ça marche toujours mieux qu’un compteur.
Bon Voyage.
Emmanuel






