vendredi
8
mai 2026

Le Petit Marrakchi

Actualité, news et événements à Marrakech par Emmanuel

Archives pour la catégorie ‘A LA UNE !’

Négocier un tapis dans les souks : le casse‑tête berbère !

Posté par Emmanuel le 18 avril 2026 Ajouter 1 Commentaire

Après un petit‑déjeuner d’Efrits, sorte de Gargantua version monde arabe, préparé par Saïda, la maman de tout le monde au Riad Mumtaz, me voilà fin prêt pour affronter les guerriers berbères des souks, non mais ! Enfin… c’est ce que je croyais.

Ce matin, j’ai une mission : acheter un tapis. Un vrai. Un kilim, un tissé main en laine venu des montagnes, un Mrirt, bref… le genre de pièce qui tu ramènes à la maison avec la fierté du négociateur qui vient de vendre du sable aux autorités Sahariennes. Tes amis vont pas en croire leurs yeux. “Oui, ça a été chaud, mais avec ma technique de pro sortant de HEC, il a bien compris qui j’étais, et je suis fier. »

Sauf que tu vas vite comprendre que débarquer dans un souk avec un esprit guerrier en pensant faire monter la tension du petit bonhomme au-dessus de 3, c’est compliqué… heu… inutile aussi, voire même contre‑productif. Et oui, tu ne vas pas à la guerre. Le vendeur n’est pas Youssef Ibn Tachfin, et tu n’es pas Alphonse VI de Castille. Et heureusement pour toi, car en 1086, à la bataille d’Al‑Zallaga, c’est le chef des Almoravides qui remporta l’escarmouche.

Non, en réalité, tu vas chez le psy. Dans son théâtre. Dans son antre. Dans son empire du calme, de la stratégie, du thé à la menthe, et du tapis, accessoirement. Et lui, il t’a déjà analysé avant même que tu n’aies posé ta babouche sur le kilim à l’entrée.


La psychologie berbère : l’art de te lire avant même que tu parles

Ce que tu dois bien comprendre, et qu’aucun guide touristique ne t’expliquera, c’est que le vendeur berbère n’est pas un simple commerçant. C’est un malin le bougre, un psychologue, un stratège, un acteur, un anthropologue, et parfois même, un magicien.

Il en a vu passer du touriste, et son petit rictus accueillant signifie également qu’il est déjà en train de dépouiller ton portefeuille. Tu es comme un mouton qui gambade heureux sur les plateaux de l’Atlas, et que l’on rentre sournoisement à la maison la veille de l’Aïd El Kébir…

Il t’a déjà classé dans une catégorie : acheteur sérieux, curieux, hésitant, impulsif, romantique, radin, généreux, ou juste perdu. Il sait si tu vas craquer, ou pas…

Et surtout : il lit ton visage comme un livre ouvert.

Il t’accoste avec une petite blague, le test classique pour savoir d’où vient ce short ridicule avec sa virgule qui ne ressemble à rien, car évidemment, seule la Djellaba est un habit digne de ce nom, ignare que tu es ! Une fois ta nationalité connue, l’anecdote et l’étalage du savoir :

« Français ? Ah, la Tour Eiffel, Zizou, Mbappé… Mbappé, Walla, y court plus vite que les gazelles du Sahara… » Tu ris. Tu es détendu.
Tu es à feu doux. Il a calibré ton niveau de résistance. La séance peut commencer.


La grande scène du dépliage : le tapis n°23

Tu crois encore que tu vas “regarder deux ou trois modèles”. Non. Tu entres dans un rituel ancestral. Le vendeur t’invite à t’asseoir. Toujours. Parce qu’un client assis est un client qui reste. Premier tapis. Deuxième. Troisième. Tu hoches la tête. Tu fais semblant de comparer. Lui, il observe. Son assistant déplie frénétiquement les œuvres d’art. Quatrième. Cinquième… Tu commences à te dire que tu vas devoir appeler Saïda pour qu’elle t’envoie le tajine. Septième. Huitième…Ton regard fatigue. Lui, jamais.

Et puis arrive le moment clé. Le 23ème tapis. Pas le 22. Pas le 24. Le 23.

Celui où, malgré toi, tu laisses filer la petite émotion, la traîtresse. La pupille s’est dilatée. Madame te fait des signes aussi discrets que le chameau qui rentre au Foundouk après 8 jours de Sahara…Tes babouches se figent. Un “hmm” microscopique s’échappe de ton âme.
Tu entres en légère ébullition.

C’est à ce moment précis que le thé arrive. Toujours. Le thé à la menthe, c’est le “checkmate” du souk. Tu ne peux plus partir. Il ne parle toujours pas d’argent. Jamais. Il te parle :

  • de la laine
  • du temps de fabrication
  • des montagnes
  • des femmes qui l’ont tissé
  • de la tradition
  • de la baraka
  • de la beauté
  • de l’histoire

Tu es captivé. Tu bois ton thé. Tu hoches la tête. Tu es cuit.


La négociation : dignité, patience et ego

Beaucoup pensent que la négociation, c’est une bataille de prix. Non. La négociation berbère, c’est une danse. Un jeu d’équilibre. Une question de dignité. Une bataille contre toi-même. Le vendeur peut baisser le prix. Il peut discuter. Il peut sourire. Mais il n’acceptera jamais que tu touches à sa dignité. Tu sens la culpabilité monter. Le fameux : “je ne veux pas le vexer”, “je ne veux pas manquer de respect”, “je ne veux pas être ce touriste-là”. C’est normal. Et lui, il le sait. Il a l’odorat émotionnel d’un fennec.

Mais rappelle-toi : si tu pars avec le tapis, c’est qu’il a gagné de l’argent. Toujours. Le berbère est beaucoup de choses, mais certainement pas philanthrope. La bonne négociation, c’est celle où vous souriez tous les deux. Lui, parce qu’il a fait une marge correcte. Toi, parce que tu as divisé le prix par deux. Et soyons honnêtes : c’est plus jouissif que n’importe quelle substance venue des montagnes du Rif.


Les règles d’or pour ne pas se faire plier comme un tapis

  • Ne montre jamais trop d’enthousiasme.
  • Ne commence jamais trop bas, ou si tu le fais, tu l’accompagnes de gros rires bien lourds.
  • Ne te presse jamais. Toi aussi, teste-le !
  • Ne te sens jamais coupable.
  • Attends le sourire. C’est le signal. Le vrai.

Le tapis, la dignité et toi

Acheter un tapis dans les souks de Marrakech, ce n’est pas une transaction. C’est une expérience. Un rite initiatique. Une séance de psy où tu découvres que tu es plus émotif que tu ne le pensais, plus impatient que tu ne le croyais, et plus fier que tu ne l’avoueras jamais. Le vendeur berbère, lui, a joué son rôle à la perfection. Il t’a observé, testé, charmé, déstabilisé, rassuré. Il t’a amené au tapis n°23 comme un chef d’orchestre amène son public au crescendo final.

Et toi, tu repars avec un tapis magnifique, une histoire à raconter, et un ego qui flotte à deux mètres du sol.

Tu as joué le jeu. Tu as respecté la dignité. Tu as vécu Marrakech comme il faut la vivre : avec humour, patience, et un thé à la menthe.
Courage mon cousin, ça va le faire 😉
Emmanuel

Taxi à Marrakech: dépouillage tout en souplesse…

Posté par Emmanuel le 17 mars 2026 Ajouter 1 Commentaire
taxi marrakech
Taxi à Marrakech

…ou comment éviter de se faire plumer, sourir aux lèvres…
Vous avez déjà pris un taxi à Marrakech ? Alors vous savez. Pour les autres… installez-vous, je vous explique. Et promis : ce n’est jamais dangereux, juste parfois… folklorique. Marrakech, c’est un peu comme un film interactif : vous êtes le héros, et le taxi est souvent la première scène.

Et c’est précisément à ce moment-là que vous regrettez d’avoir refusé le transfert privé proposé par votre riad, juste pour “faire local” devant madame. Mauvais calcul. Mais rassurez-vous : vous n’êtes pas le premier, et certainement pas le dernier.

🚗 Les taxis en 2026 : petit rappel utile

À Marrakech, il existe toujours deux espèces bien distinctes :

1. Les petits taxis

Les fameux beige-jaune-crème (la couleur exacte reste un débat national). Ils sont petits, souvent vintage, parfois héroïques.

  • Ils ne sortent pas de Marrakech.
  • Maximum 3 passagers.
  • Ils ont obligatoirement un compteur.
  • La prise en charge reste dérisoire.
  • Pas de supplément bagage (officiellement).
  • Et oui, leur compteur peut gérer plusieurs courses en même temps. Ne cherchez pas à comprendre.

2. Les grands taxis

Les Mercedes increvables, génération “avant l’invention du plastique” est désormais remplacé…apr le plastique. Cela dit y’a que ça qui a changé :

  • Toujours pas de compteur.
  • Très utilisés par les locaux pour les trajets interquartiers.
  • Fonctionnement collectif : on monte, on attend que ça se remplisse, on part.
  • Vous pouvez les privatiser… mais préparez votre portefeuille.
  • Un trajet complet en collectif coûte quelques dirhams. En privé, c’est une autre galaxie.

🎯 Comment prendre un taxi en ville sans se faire avoir

Quelques règles simples, testées et approuvées :

1. Ne prenez pas un taxi devant un lieu touristique

Ils se connaissent tous, ils se parlent, et vous n’aurez aucune marge de négociation. Marchez 50 mètres, attrapez-en un au vol. Ils sont partout.

2. S’il refuse le compteur : négociez, mais intelligemment

Restez ferme, mais zen. On parle de 1 ou 2 dirhams, pas d’un héritage. Si ça bloque : on sourit, on ferme la porte (doucement, surtout si madame a les doigts dedans), et on passe au suivant.

3. S’il refuse de vous prendre

Ne le prenez pas personnellement. Ce n’est pas votre tête : c’est juste qu’il ne va pas dans votre direction.

✈️ Prendre un taxi à l’aéroport en 2026

Là, c’est une autre histoire car les prix fixés par les autorités et normalement appliqués par un coordinateur officiel tournent parfois au vinaigre. Traduction : négocier est devenu compliqué, mais possible !

Pour un premier séjour, surtout si vous logez dans la médina, je recommande toujours le transfert proposé par votre hôte. Entre 15 et 20 euros, livré devant la porte, sans stress. Et croyez-moi : arriver dans la médina sans devoir à chercher votre Riad, c’est un luxe.

🏜️ Centre-ville → Aéroport / Palmeraie

Ces trajets ont un tarif spécial :

  • 70 dhs pour un petit taxi
  • 200 dhs pour un grand taxi

Pas plus. Sauf si vous ne dites rien, évidemment.

Taxi à Marrakech

🐦 Le vrai problème en 2026

Les taxis préfèrent parfois attendre “le bon touriste” plutôt que de prendre un local. Résultat : même les Marrakchis galèrent à trouver un taxi. Les autorités ont dû rappeler à l’ordre les chauffeurs les plus… sélectifs.

🎉 Conclusion : Ne paniquez pas, c’est Marrakech, mais c’est la même histoire à Bangkok. C’est vivant, c’est drôle, c’est parfois agaçant, mais ça fait partie du charme. Et souvenez-vous : vous êtes en vacances. Prenez ça comme une mini-aventure, un rite initiatique. Et surtout : gardez le sourire, ça marche toujours mieux qu’un compteur.

Bon Voyage.

Emmanuel

Cuisine marocaine façon « Top Chef »

Posté par Emmanuel le 16 mars 2026 Ajouter 1 Commentaire

Je dois tout d’abord dire que ce soir là, j’étais particulièrement heureux, car j’étais à table avec mon pote Christian. Pour vous préciser les choses, “pote” est, dans mon univers, ce que le “Rustique “est au Camembert : très fort !
D’aucun pourrait penser que cela aura altéré mon jugement …mais que nenni ! En effet ce n’est pas ma première visite à “La cour des Lions” et je savais donc déjà ce à quoi je pouvais m’attendre…malin le mÔsieur !
Nous sommes donc au premier étage de l’hotel Marrakech “Es Saadi”, une institution de la ville Rouge. Hôtel magnifique, Casino réputé, 3 restaurants…dont “La cour des Lions”, je dirai même plus : la “Haute” cour des lions !
Le bâtiment offre des volumes aux plafonds très hauts. La décoration est très stylée marocaine, chargée en stuc, mais de couleur claire, blanche principalement, ce qui génère une atmosphère reposante et sobre. Une impressionnante baie vitrée ouvre une vue sur les magnifiques jardins de l’hôtel et sur Marrakech. La salle de restaurant est organisée au “cordeau”, aussi bien entre, que sur les tables. Le personnel est stratégiquement positionné, en attente, et prêt à enclencher les bons tours de Sébastien “le magicien” qui lui, peaufine son art en cuisine…

Début du spectacle: sur la carte, j’opte pour une cuisine créative, tandis que Christian s’attèle à la cuisine marocaine plus traditionnelle, mais sur la carte uniquement…car nous nous apercevons très vite que la bonne vieille cuisine marocaine familiale et savoureuse telle que nous pouvons la déguster dans chaque riad Marrakech, peut, après un coup de baguette magique, être sublimée tant en présentation qu’en raffinement.
La carte créative est époustouflante : chaque assiette, entrée ou plat de résistance, ressemble à un petit carré de jardin en 3D où sont plantés tous vos ingrédients, des pétales, des légumes, liés par des émulsions, des sauces… le tout formant un mélange de saveurs surprenant, coloré, printanier, mais indéniablement harmonieux. Franchement, coquille saint-Jacques/Fraise…mince il faut l’oser tout de même…ben oui, tout cela était bien réel et non un  jeu d’illusionniste ! Tout est dans l’inspiration, la création…Remarquez, peut-être que tous les petits bouquets verts qui boisent votre carré de jardin sont également bon à fumer…va savoir !

Restaurant La cours des lions à Marrakech

Ayant vidé nos “jardinières” de toute substance, la magie continua à opérer avec une assiette “tout autour de la menthe” au dessert…aucun doute, le chef a la main verte !
Mais dites-moi Monsieur Bontour, y’a quelque chose qui me tracasse : vous n’auriez pas été jardinier/paysagiste dans une autre vie ? j’veux dire, avant d’être chef/magicien…

En tout cas, ce fut un grand moment de gastronomie qui positionne ce restaurant Marrakech parmi les meilleurs de la ville; merci Sébastien “le magicien” Bontour !
Emmanuel

Restaurant “La cour des Lions”:

Hotel Es SAADI
Rue Ibrahim El Mazini
40000 Marrakech
Téléphone : +212 5 24 33 74 00 -06 63 58 15 99
Fax : +212 5 24 44 76 44
Email : info@essaadi.com
Site internet : www.essaadi.com

Excursions à Marrakech et tajine de prix !

Posté par Emmanuel le 16 mars 2026 Ajouter 1 Commentaire

Soyons honnêtes deux minutes : si, après trois semaines à Marrakech, tu commences à t’ennuyer dans ton hôtel… c’est normal. C’est même mathématique. Tu es resté deux semaines de trop.

Ne m’en veux pas, mais Marrakech, aussi magique soit-elle, c’est un peu comme le chocolat : 4 ou 5 jours, c’est délicieux. 3 semaines, c’est une tentative de suicide par overdose.

Et pendant que tu faisais des selfies au bord de la piscine, le Maroc, lui, t’attendait, bras ouverts, dunes au vent et montagnes en embuscade.

🏜️ Le Maroc, ce n’est pas que Marrakech (oui, je sais, ça choque)

Parce qu’ici, tu peux :

  • t’exploser les rotules dans l’Atlas,
  • faire du ski juste pour dire « j’ai skié en Afrique »,
  • ou te perdre dans le désert jusqu’à oublier ce qu’est un Ricard, et ça, c’est très grave !

Bref : partir en excursion depuis Marrakech n’est pas une option. C’est une obligation morale, culturelle, spirituelle… et digestive.

Même si, évidemment, le Riad Mumtaz reste le plus bel endroit du Maroc, du monde, de la galaxie et des environs. Comment ça j’exagère ?

🧭 Alors, on va où ?

Bonne question, mon ami. Voici une petite sélection, totalement subjective, mais totalement indispensable :

  • Tétouan
  • Les Villes Impériales : Rabat, Meknès, Fès, Marrakech
  • Le Rif & Chefchaouen (la ville bleue, pas un filtre Instagram)
  • Les cascades d’Ouzoud, Demnate, la Vallée Merveilleuse
  • Ourika, Asni, Imlil, Ouirgane, Parc National du Toubkal
  • Ouarzazate, Aït Benhaddou, Oasis de Fint
  • Skoura, Vallée du Dadès, Vallée des Roses, Gorges du Todra, Merzouga, dunes de Erg Chebbi
  • Vallée du Drâa, Zagora, dunes de Erg Chegaga (les plus hautes du Maroc, et les plus capricieuses)
  • Oualidia, Essaouira
  • Agadir, Imouzer, Taroudant, Tiznit
  • Sidi Ifni, Tan-Tan, Laâyoune, Dakhla

Et j’en passe, parce que sinon tu vas croire que je suis sponsorisé par l’Office du Tourisme.

⚠️ Minute prévention : comment éviter de te faire balader (au sens figuré)

Là, je dois faire une petite mise au point. Parce qu’après un échange musclé avec un internaute façon « gros lourd », j’ai réalisé que certains voyageurs pensent encore que les prix des excursions sortent d’un chapeau magique.

Alors non. Il y a des coûts réels, et pas des moindres.

Voici, pour te donner une idée, ce que coûte un transport touristique sérieux :

  • Gas-oil : 13 dhs/L (et un 4×4 boit comme un chameau dépressif : 15 à 20L/100 km)
  • Salaire du chauffeur ( 4-5000 dhs au bas mot )
  • Sécurité sociale
  • TVA 14%
  • Taxe 1% sur le chiffre d’affaires
  • Assurance spéciale transport touristique
  • Patente / taxe professionnelle
  • Licence obligatoire
  • Loyer du local
  • Véhicule (Toyota Land Cruiser ≈ 700 000 dhs, Hyundai H1 ≈ 500 000 dhs)
  • Entretien
  • Site web + référencement
  • Et bien sûr : réservation des maisons d’hôtes pendant ton périple

Une fois tout ça payé, le transporteur peut enfin commencer à gagner sa vie… et se faire imposer à 15%.

Donc si tu vois une excursion à un prix défiant toute logique… fuis. Parce que tant que tout va bien, tout va bien. Mais le jour où ça tourne mal, tu seras seul, et tout le monde jouera à « c’est pas moi, c’est lui ».

🎉 Quand tout est carré, par contre… c’est l’éclate totale

Un bon chauffeur, un bon véhicule, un bon itinéraire… et tu reviens avec des étoiles dans les yeux et du sable dans les chaussures.

🥃 **PS : Patrick Ricard nous a quittés.

Je vais lui rendre hommage comme il se doit.**Si tu as un doute, une question, une envie d’aventure ou juste besoin qu’on te remette les idées en place :
Emmanuel 📞 +212 (0) 657 506 579 (Désolé mesdames, ce n’est pas mon 06 perso)

La Koutoubia : Grande Mosquée de Marrakech

Posté par Emmanuel le 16 mars 2026 Ajouter 1 Commentaire
La Koutoubia : Monument de Marrakech

Lorsque vous arrivez aux abords de la ville et plus particulièrement de la medina de Marrakech, la première chose qui se dessine au loin est cette grande tour qui n’est autre que le minaret de la Koutoubia, la plus grande et plus vieille Mosquée de Marrakech.

“Cheri, tu sais à quoi ça me fait penser cette grande chose qui se dresse ?”

” Calme toi STP, je te rappelle que les enfants sont avec nous…”

…et là, début d’une autre galère: le p’tit vient de lâcher la DS et croit évidemment  bon de remmettre les pieds dans le plat :

“Papa, de quoi elle parle maman avec ce truc qui s’dresse ?”

“En fait, maman parle de la grande tour que tu as en face de toi. Ça s’appelle une mosquée, et c’est le lieu de prière des Musulmans. Celle-ci s’appelle la Koutoubia. C’est la plus vieille et la plus grande mosquée de Marrakech, mais surtout un des plus beaux édifices du monde de ce style et le plus important monument de Marrakech. Son nom signifie “souk des libraires”, car elle a été construite sur un ancien marché aux livres. Son minaret est haut de 69 m ( 77 avec la flèche ). Sa construction a été commencé en 1120 par les Almoravides, mais fut achevée par la dynastie des Almohades alors sous le règne de Yacoub El Mansour, qui s’était emparé de la ville en 1147. L’édifice dans son ensemble fut terminée en 1158.”

“…oui mais ça lui faisait pensé à quoi à maman ?”

“heu…à un autre monument, mais je te raconterai plus tard !”

Ben quoi ? comment ça je suis prétentieux ???

Riad Anabel : toujours impeccable…

Posté par Emmanuel le 16 mars 2026 Ajouter 1 Commentaire

On vous rassure tout de suite : non, il n’y a toujours pas un énième riad qui vient d’ouvrir à Marrakech… et franchement, on n’en demandait pas plus. On en compte déjà assez pour remplir un annuaire téléphonique. Mais ne nous égarons pas, ce débat fera l’objet d’un prochain billet bien secoué… mais sans mousse.

Aujourd’hui, on parle d’une vraie maison. Une belle. Une discrète. Une qui ne fait pas de bruit mais qui fait tout bien : propreté irréprochable, prestations sincères, accueil authentique. Une maison où l’on s’occupe de vous… pour de vrai.

Qu’est-ce qu’il y a dedans ? Ah, laissez-moi vous raconter.

Le Riad propose une chambre au rez-de-chaussée et trois suites au premier étage. Au centre, un patio splendide, arboré comme un petit paradis, prolongé par une piscine délicieuse quand Marrakech décide de monter le thermostat. Un salon-salle à manger fermé, avec cheminée, complète le tableau autour du patio.

En montant au premier étage (à pieds, évidemment… ici pas d’ascenseur, juste de vraies marches larges et confortables, ce qui n’est pas si courant dans les riads), vous arrivez sur un bhou lumineux donnant accès aux trois suites.

Encore un étage, et c’est le soleil qui vous accueille : la terrasse plein sud, véritable jardin suspendu, débordant de plantes, fleurs et arbustes. Un coin farniente avec transats vous attend pour une cuisson lente et parfaitement maîtrisée. Top bonus : une cinquième vient agrémenter ce petit coin de paradis, pour votre plus plaisir !

Et qui veille sur tout ça ? Habiba. La maman de la maison. Pas la vôtre, rassurez-vous : celle-ci ne vous dira jamais d’enlever les coudes de la table. Habiba vit sur place, veille sur tout, cuisine comme une reine et vous fera découvrir mille et une merveilles de la gastronomie marocaine. Explosion de panse en option.

Cours de cuisine, rires garantis, marché du Mellah en mode aventure… tout y est.

Et bonne nouvelle : l’adresse est toujours aussi extraordinaire. Rien n’a changé, si ce n’est que vous aurez encore plus envie d’y retourner.

À très bientôt.
Ambiance rigolade garantie 100%.
Emmanuel

Riad Anabel

8, Derb Jdid – Riad Zitoun Lakdim
40000 Marrakech – Maroc
Tel : 00 212 672 046 910
Site : www.riadanabel.com
E-mail: contact@riadanabel.com

À propos du Petit Marrakchi

Photo de l’auteur du Petit Marrakchi

Le Petit Marrakchi ( oui c'est moi...) suit l’actualité de près, parfois trop près... Ici, on parle d’événements, de news, de ce qui bouge, et parfois de ce qui ne bouge pas, mais pas exprès... On vérifie, on raconte, on sourit, enfin normalement, et on râle un peu. Si vous avez une info, une rumeur solide, un scoop improbable ou 500dirhams écrivez‑nous. Promis, on lit tout, même les messages envoyés après minuit. Ensemble, partageons une information locale, vivante et éclairée...et plus si affinité !

Articles mis en avant

Derniers commentaires